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La mot du jour...


« Se souvenir, se mouvoir, se toucher. Adopter des attitudes. Se dévêtir, se faire face, déraper sur le corps de l’autre. Chercher ce qui est perdu, proximité. Ne savoir que faire pour se plaire. (…) Reproduire ce qu’on a vu. S’en tenir à des modèles. Vouloir devenir un. Etre dépris. Senlacer. Aller vers l’autre. Se sentir. Danser. Protéger. Mettre de côté les obstacles. Donner aux gens de l’espace. Aimer.»

extrait de "Pina Bausch, une histoire du théâtre dansé" de Raimund Hoghe.



Pourquoi?..

...avec ce blog, nous avons voulu vous parler avant toute chose, de nos artistes, ceux que nous accueillons en résidence dans notre lieu, et de leurs projets ou plutôt de l’histoire de leurs projets. Nous avons voulu vous raconter leur parcours, leurs engagements, ce qui les tient, ce qui les fait bouger, ce qui les fait vibrer...
Nous avons surtout voulu donner plus de temps, prolonger en quelques sortes la vie de ces pièces qui vivent en tout et pour tout quelques soirées, au mieux quelques années et s’effacent ensuite. Ingrat sort que celui de la danse, l’art le plus vivant condamné à l’éphémère ; d’où l’urgence, et notre prétentieux espoir de pouvoir racheter en quelques sortes la mort de ces gestes, comme le disait si joliment Hervé Guibert.

Ce blog est aussi pour vous, nos spectateurs, notre force et notre raison d’être. Nous serons très heureux de pouvoir continuer ainsi le dialogue avec vous. Alors nous attendons avec impatience, vos réactions, vos commentaires, vos impressions autour de ces pièces que nous proposons tout au long de l’année. Vous nous aiderez ainsi à avancer, à faire mieux, à faire venir les artistes encore plus près de vous.
(photo : Perrine Valli dans Ma Cabane au Canada)
Mercredi 27 février 2008

Eléonore Didier, étrange présence...


Eléonore est arrivée en résidence à Mains d'Œuvres en septembre 2007 pour poursuivre la recherche entamée avec le projet "Paris, possible",  proposition inédite destinée aux yeux d'un spectateur unique. Nous l'accueillons ce mois de mars avec deux propositions de soli, l'un tout frais, l'autre, une reprise pour la première fois en France...

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Deux courtes pièces donc  par cette jeune artiste qui s’ambitionne à déceler les textures du temps et de la matière. La première tente d’imaginer ce que donneraient des pensées d’effondrement se solidifier dans l’espace. La deuxième, construite sur la chute lente et presque éternelle d’un corps au sein d’un escabeau, explore cette double dynamique, active et passive à la fois. Deux propositions traversées par l’émotions et des états de corps infiniment subtiles.

LaisserVenir ...

revient sur un matériau dont l’exploration a été amorcée dans la performance « Paris, possible » : une chute lente et éternelle d’un corps, simultanément en situation d’activité et de passivité.

Après avoir fouillé et jeté, "LaisserVenir " est une forme courte, égermée de ce qu’il en reste

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Une danse découpée, fabrique de creux
Désir plutôt que plaisir
Érotisme
Espace tactile
Femme
Habitacle
Marcher sur des lames
Texture du quotidien
Une autre manière de raconter des histoires

*Avec le soutien du Teatro do Campo Alegre (Porto), Mains d'Oeuvres, Point Éphémère.


Solides, Lisboa

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Le solo « Solides, Lisboa » a été créé à Lisbonne en 2005 et est présenté pour la première fois en France. Il est l’expression du désir de voir des pensées autour de l’effondrement, se solidifier dans l’espace.

"J’aimerais que ce solo permette à mes pensées d’apparaître, comme si elles se solidifiaient pour s’inscrire dans l’espace.

Plusieurs choses m’intéressent : le mouvement d’effondrement ; la posture, que je vois comme le lieu d’un autre système de fonctionnement ; le corps nu pour en voir sa surface, elle produit l’apparition d’une profondeur, dimension où le corps existe entre un début et une fin, une naissance et une mort ; également, le devenir d’une image de soi en décomposition, c’est le mouvement de cette image qui fait danse dans ce travail.
Ce que je cherche, c’est le moyen d’arrêter de danser. La danse est probablement ce que je quitte et ce vers quoi je vais.
Mais ce qui m’occupe en particulier, ce sont les émotions, elles sont pour moi une autre manière de raconter des histoires.

La photo est apparu dans ce travail comme un réel moyen de réflexion. Un aller-retour incessant entre la recherche en studio et l’immédiateté de la photographie a conduit cette exploration vers deux formes distinctes : le solo Solides, Lisboa et un ensemble de 3 photographies intitulé Aveu de simple mortalité." Eléonore Didier



**Co-production Centro Cultural de Belem (Lisbonne). Avec le soutien du Teatro do Campo Alegre (Porto), Teatro Independente de Loures (Portugal), Mains d'Oeuvres, Point Éphémère.


Tout savoir sur Eléonore :

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Eléonore Didier débute la danse en 1991 avec la compagnie Corte Sconta en Italie avec laquelle elle travaille pendant 2 ans. Elle est particulièrement marquée par ses rencontres et collaborations avec Bob Wilson, Carlotta Ikeda, Pierre Droulers. En 1999, Eléonore part vivre au Portugal où elle développe son travail d’auteur. Elle crée avec la chorégraphe allemande Jiska Morgenthal le duo "Xeira" (2000) puis la pièce "Izur Vagabund" (2001) avec le soutien du Ministère de la Culture Portugais et de Porto-Capitale Européenne. Elle travaille ensuite sur une série de soli produits et créés au Centre Culturel de Belem (Lisbonne).

En 2005, toujours au Centre Culturel de Belem, son solo "Solides,Lisboa" marque une étape dans son travail. La danse et la photographie constituent désormais deux axes de recherche complémentaires.
Depuis 2005, Eléonore vit de nouveau à Paris. Elle a réalisé le projet "impostures" au CNDC d’Angers en novembre 2006. En résidence de recherche à Point Éphémère de juillet 2006 à juillet 2007, elle propose "Paris,Possible", forme performative pour un spectateur pendant 6 mois, une fois par semaine. Elle arrive en résidence à Mains d'Œuvres en septembre 2007...


LaisserVenir & Solides, Lisboa
ont été présentés les 14 et 15 mars à 19H30
 et seront repris en mai au Portugal




par Mains d'Oeuvres publié dans : Nous avons aimé...
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  • : 13/08/2007
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