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La mot du jour...


« Se souvenir, se mouvoir, se toucher. Adopter des attitudes. Se dévêtir, se faire face, déraper sur le corps de l’autre. Chercher ce qui est perdu, proximité. Ne savoir que faire pour se plaire. (…) Reproduire ce qu’on a vu. S’en tenir à des modèles. Vouloir devenir un. Etre dépris. Senlacer. Aller vers l’autre. Se sentir. Danser. Protéger. Mettre de côté les obstacles. Donner aux gens de l’espace. Aimer.»

extrait de "Pina Bausch, une histoire du théâtre dansé" de Raimund Hoghe.



Pourquoi?..

...avec ce blog, nous avons voulu vous parler avant toute chose, de nos artistes, ceux que nous accueillons en résidence dans notre lieu, et de leurs projets ou plutôt de l’histoire de leurs projets. Nous avons voulu vous raconter leur parcours, leurs engagements, ce qui les tient, ce qui les fait bouger, ce qui les fait vibrer...
Nous avons surtout voulu donner plus de temps, prolonger en quelques sortes la vie de ces pièces qui vivent en tout et pour tout quelques soirées, au mieux quelques années et s’effacent ensuite. Ingrat sort que celui de la danse, l’art le plus vivant condamné à l’éphémère ; d’où l’urgence, et notre prétentieux espoir de pouvoir racheter en quelques sortes la mort de ces gestes, comme le disait si joliment Hervé Guibert.

Ce blog est aussi pour vous, nos spectateurs, notre force et notre raison d’être. Nous serons très heureux de pouvoir continuer ainsi le dialogue avec vous. Alors nous attendons avec impatience, vos réactions, vos commentaires, vos impressions autour de ces pièces que nous proposons tout au long de l’année. Vous nous aiderez ainsi à avancer, à faire mieux, à faire venir les artistes encore plus près de vous.
(photo : Perrine Valli dans Ma Cabane au Canada)
Samedi 12 janvier 2008
Corps 00:00 et obvie, en janvier et Balk en mai, trois pièces par la chorégraphe suisse Cindy Van Acker, que nous avons le privilège d'accueillir en résidence en 2008. Venez découvrir son épourstouflant travail, fait de gestes infimes et de grandes nuances.
Une artiste rare et un travail d'una qualité aussi rare...


CINDY VAN ACKER À MAINS D'ŒUVRES, UN TEMPS SUISSE...

Corps 00:00


2-Corps-VallibySandraPIRETTI.jpg
© Sandra Piretti   Perrine Valli

Dans Corps 00:00, le corps est à la fois le sujet et le lieu de la recherche de Cindy Van Acker. Un corps délibérément saisi comme un tas d’os et de viande, soumis à la loi de la gravitation ; un corps également branché à des stimulateurs électriques qui court-circuitent ses mouvements.

Corps greffé, branché, informatisé – un corps réel, support d’un corps possible qui le dépasse. La naissance d’un corps dansant, possible au-delà de sa forme corporelle ; traversé par la machine, il voit ses limites repoussées. Ca ne veut pas dire gagner en puissance, précision, vitesse, ça signifie expérimenter sa mue, voir tomber sa peau jusque-là perçue comme site signifiant, comme interface.

C’est avec ce corps organique que la pièce trouve sa forme : véritables sculptures sous les contorsions d’un corps saisi dans l’hypnotique apesanteur du ralenti.

Voir Corps 00:00

Corps 00:00
envoyé par julienmdo

Et pour mieux comprendre...

Corps fantôme
par Laurent Goumarre


Nous avons besoin d’une connexion avec la technologie. Il n’y a pas de
meilleur art que la danse pour la réaliser» déclaration de John Cage en
1986. Quelques années plus tard, son partenaire artistique le chorégraphe
Merce Cunningham inaugure la connexion créative avec l’informatique.
La danse donc, réalisation de la connexion nécessaire avec la technologie.
On peut se questionner sur le besoin d’en passer par la danse pour se
connecter à la technologie. On peut avancer que Cage demande là que le corps
s’implique, qu’il faille en passer par le réel du corps, un besoin d’incarnation.

D’abord une mise au point chronologique : la connexion de Cunningham se
fait en deux temps, deux logiciels de simulation du mouvement en 3D : Life
Forms puis Character studio utilisé notamment pour la séquence de danse
virtuelle de Biped. Le premier, et plus précisément le programme Sequence
editor, permet d’élaborer des mouvements, de les mémoriser jusqu'à obtenir
des enchaînements, «des formes et des transitions impossibles à réaliser par
le corps humain». Un genou touche une épaule, une pirouette devient le point
de départ d’un saut sans élan... bref les repères éclatent autant physiquement que mentalement. Cunningham assiste là à l’explosion du déterminisme anatomique du corps, et de ses réflexes mentaux, l’aboutissement radical de son travail qui consistait déjà dans une écriture de la dissociation à chorégraphier séparément les mouvements des jambes, des bras, et du torse et à tirer au sort pour savoir dans quel ordre cela devait s’enchaîner.

Character Studio — conçu par Susan Amkraut et Michael Girad de la Société Unreal Pictures — imite, modélise et manipule les coordonnées de mouvements enregistrés à partir de corps réels par la technique dite motion capture : fixation de marqueurs photos sensibles aux articulations, captation des déplacements chorégraphiés au préalable par caméras optiques qui en gardent une trace film et traduisent les impacts lumineux en code informatique. Si Life Forms tente «des combinaisons de mouvements qui seraient impossibles pour un vrai danseur,c’est voir quelque chose auquel on n’avait jamais songé» , avec Character studio,il devient possible de changer la structure du corps modèle : «Vous pouvez abstraire les coordonnées d’un rythme — un rythme réel, enregistré sur telle partie du corps du danseur, la jambe droite disons —, et le transposer sur un autre élément du corps, un bras par exemple. Je pense qu’on verrait d’autres choses de cette façon. Pas des choses artificielles : des possibilités vraiment inscrites au corps mais qu’on n’actualise pas parce qu’on ne sait pas qu’on les a [...] On pourrait brancher une autre paire de jambes sur Biped si on voulait. Évidemment c’est d’un intérêt relatif pour la danse, mais c’est possible.»

Or c’est justement ce possible d’un corps qui intéresse la danse dans sa connexion avec la technologie, et Cunningham est en cela le plus américain des chorégraphes, toujours pionnier de la New frontier et de la disponibilité libérale : «voir quelque chose auquel on n’avait pas songé», actualiser un corps qu’on ne sait pas avoir. La danse est l’actualisation de ce corps, et cette actualisation se réalise dans la connexion avec la technologie.



© Isabelle Meister   Cindy Van Acker

Quand la jeune chorégraphe belge Cindy Van Acker branche son corps à des stimulateurs électriques informatis
és qui court-circuitent ses mouvements, c’est ce qu’elle interroge : la naissance d’un corps dansant, possible au-delà de sa forme corporelle. Corps greffé, branché, informatisé: «Corps 00:00» titre la chorégraphe pour qui la danse devient la pratique exhibée d’un corps réel support d’un corps possible qui le dépasse.

Travaillé par la technologie, son corps ne cherche pas la réparation des dispositifs prothétiques médicaux, pas plus qu’il ne désire un niveau
supérieur de performance. Au contraire, envahi par les stimuli artificiels,
il devient le spectacle de sa déformation : quelque chose le dépasse, qui dit que le corps ne se limite pas à sa forme, que le corps n’est pas une donnée formatée. Contractions, désarticulations involontaires, impulsion extérieure qui parasitent en même temps qu’elles participent au mouvement dansé, la corps chorégraphie de Van Acker déçoit l’intégrité du mouvement comme celle du corps.

L’acte chorégraphique défini dans la connexion avec la technologie expose un corps flottant, à l’impossible contour : corps réel doublé de son fantôme. Le corps organique, son organisation en un volume sculptural, en un dessin linéaire se voient systématiquement troublés par un corps virtuel, involontaire non plus de l’ordre du visible mais du perceptible. La danse via la technologie fait exister ce corps fantôme, et en cela exhibe l’insuffisance — sans que ce soit négatif — du corps réel que la pratique a souvent tenté de nier (la virtuosité classique), de contrecarrer(fantasme cunninghamien). Le corps de Van Acker est incomplet ; support d’une technologie invasive, il ne se ferme pas, mais au contraire, exhibe son ouverture.

(...) Aussi la connexion technologique réalise-t-elle une chorégraphie de corps ouverts, de mouvements contrôlés, contraints et involontaires — de rythmes internes et des gestes externes. Les amputés font souvent l’expérience d’un membre fantôme ; la danse en connexion avec la technologie est l’actualisation de la sensation fantomatique d’un corps additionnel, virtuel quoique visuel, plutôt que viscéral. Le corps est couplé de telle sorte à mobiliser son fantôme. De leur interaction, il résulte une chorégraphie de l’informe, qui se mobilise moins dans la qualité de ses gestes que dans l’acte de présence de ses corps possibles.
Laurent Goumarre


Et aussi...

corps3-copyrights-Isabelle-MEISTER.jpg

© Isabelle Meister   Cindy Van Acker

Entretien avec Cindy Van Acker
à propos de Corps 00:00


Vous travaillez sur la représentation du corps. Le corps que vous cherchez
à montrer est un corps neutre. Ce corps se transforme-t-il durant le
spectacle ? Passe-t-il par plusieurs étapes ?

Le corps suit une évolution par paliers. A plusieurs reprises il se lève et marche: ce sont les ultimes moments de transformation. Ainsi il navigue entre une masse regroupée au sol et cette image d’un être debout. Ce faisant, il touche à différents niveaux de liberté, de volonté, de contraintes, de (in)dépendance, de maîtrise.

Quelle nouvelle exploration du corps avez-vous recherché dans Corps
00:00 ?

Pour Corps 00:00 j’ai abordé le rapport entre le mental et le physique. Comment le déplacement de la maîtrise mentale permet-il d’influer sur le vocabulaire corporel ? Il s’agit de laisser les limites physiques incontournables canaliser le mental autrement que selon ses propres schémas ; cela provoque une évolution dans le langage du corps en question.

Le spectacle évoque-t-il également les manipulations auxquelles est soumis
le corps dans notre société ?

L’intention y est clairement, entièrement, mais elle ne s’impose pas. Tout élément, toute situation que le corps
traverse doit, et veut tenir compte de ce rapprochement. Dans Corps 00:00, le corps passe par des états éprouvants ou
conditionnés. Mais il y a d’autres portes pour entrer dans ce travail.

L’alliance de la musique et des mouvements très lents produit un effet
presque hypnotique. Quel est le rôle de la musique ?

Pour moi, elle fait partie de la partition chorégraphique. Le son a une grande influence sensorielle. Ce qui est flagrant par exemple, c’est le changement de perception du temps et de la durée qu’elle provoque. Je pense qu’il faut,par conséquent, travailler les temps scéniques avec le son. Pour Corps 00:00 la musique a aussi son importance quant à la structure globale de la pièce.Le rapport que je cherche entre le son et la danse n’est pas la dépendance ni l’indépendance mais la résonance.

Pensez vous que le but de la danse contemporaine soit de repartir à zéro,
de donner une nouvelle vision du corps ?

Je ne conçois pas la danse contemporaine comme ayant un but. J’ai moi-même
besoin de reprendre certains aspects fondamentaux à la base ; on peut
appeler ça «repartir à zéro». Ceci est partiellement en réaction contre un seuil d’informations quantitativement trop élevé en proportion du temps. Quant à la vision du corps, c’est avant tout son statut qui m’importe. J’avance dans une quête du détachement personnel, vers un corps qui ne serait plus qu’un corps mettant tout son vécu à la disposition d’une volonté expressive.

Propos recueillis par Gilles Amalvi
pour les Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis 2003

Chorégraphie • Cindy Van Acker, interprétée par Perrine Valli • composition sonore Frédérique Franke, Philip May, Denis Rollet, David Stampfli

production Cie Greffe
soutiens Ville de Genève, DIP, Pro Helvetia - Fondation suisse pour la culture, ADC (Association pour la Danse Contemporaine, Genève), AVDC (Association Vaudoise pour la Danse Contemporaine)
première >> octobre 2002, ADC_Genève/Suisse


&

obvie

(première en France)

obvie, l’évidence, aller vers le naturel
qui ne s’arrête jamais,
qui pousse à en vouloir plus ou ne plus en vouloir, qui envahit
l’accéléré
l’accumulation
sensation d’engouement, d’immersion,
sensation circulaire, sans mouvement circulaire,
Sensation ronde sans mouvement rond,
la décélération,
le contemplé

Un solo composé pour la majestueuse Tamara Bacci (qui danse régulièrement avec Gilles Jobin, Footwa d’Imobilité, le Ballet de Genève etc.) composé de neuf mouvements et leurs variations, de vitesses variables qui forment dix-huit phrases. Il n’y a qu’une logique évolutive. Il n’y a pas de déplacement créé pour le mouvement, ni de mouvement créé pour le déplacement, il y ale corps qui se déplace là où la composition l’amène. L’écriture permet ainsi à la danseuse de choisir à chaque fin de mouvement quel mouvement elle exécutera par la suite.

Chorégraphie Cindy Van Acker, interprétée par Tamara Bacci, son Denis Rollet

« obvie » fait partie d’une commande chorégraphique de l'ADC - Association pour la Danse Contemporaine à Genève dans le cadre du projet "Trois solos pour Tamara Bacci".
Production : Association de Circonstances
Avec les soutiens de la Ville de Genève - DAC (Département des Affaires Culturelles), la République et le Canton de Genève, la Loterie Romande, Pro Helvetia -  Fondation suisse pour la culture et Fonds Mécénat SIG.


Voir obvie


Obvie
envoyé par julienmdo




Tout savoir sur Cindy...

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© Isabelle Meister   Cindy Van Acker

Par son écriture chorégraphique, qui allie sobriété esthétique, mouvement minimaliste, composition minutieuse et musiques électroniques, Cindy Van Acker examine avec une méticulosité quasi scientifique les relations entre le corps et l'esprit, le son et le rythme, et créée des oeuvres qui franchissent les barrières de la danse, de la performance et des arts plastiques.

De formation classique, Cindy Van Acker a d'abord dansé en Belgique dans le Ballet Royal de Flandres. C'est en rejoignant plus tard celui du Grand Théâtre de Genève qu'elle fait de la Suisse sa nouvelle résidence. Très tôt intéressée par les champs d'expérimentations qu'offre la danse contemporaine, elle devient l'interprète reconnue de chorégraphes comme Philippe Saire, Laura Tanner, Noemi Lapzeson, Estelle Héritier et Myriam Gourfink.

Elle crée ses propres pièces dès 1994 et démarre une carrière internationale avec Corps 00:00, créé à l'ADC à Genève en 2002.

C'est ce procédé et ce thème de recherche qu'elle a développés dans son deuxième solo Balk 00:49, créé à L'Arsenic à Lausanne fin 2003. En prélude à "Balk", Cindy présente la même année Fractie, solo conçu comme cinq variations d'une étude sur les rapports entre l'espace, le mouvement et le son, et baignant dans les créations sonores ciselées sur mesure par les compositeurs Philp May, Frédérique Franke, David Stampfli, Andrea Valvini et Basile Zimmermann.

Incisives et concentrées en une durée de 33 minutes précises, les études s'imposent rapidement comme une pièce à part entière. Créées au Festival Far à Nyon (Suisse), elles ont été depuis interprétées dans de nombreux événements en Europe tels que Indisciplinarte (Italie), Les Plateaux de la Biennale du Val de Marne (France) ou sur la scène de Bonlieu à Annecy. La genevoise Tamara Bacci en est désormais l'interprète privilégiée.

En 2005, avec Pneuma 02:05, qu'elle dédicace à Myriam Gourfink, Cindy Van Acker présente sa première pièce de groupe, conçue pour 8 performers; une oeuvre lunaire composée d'images hypnotiques, créée au Festival Lignes de Corps à Valenciennes.

Toujours en 2005, elle est choisie par le metteur en scène italien Romeo Castellucci pour représenter la Suisse à la Biennale de Venise où elle présente Corps 00:00. Elle offre à cette occasion la reprise du rôle à Perrine Valli, qui en est aujourd'hui la principale interprète.

En juin 2006 est créée au Théâtre du Galpon (Genève) "Puits", poésie sonore chorégraphiée, mêlant sons anatomiques et questionnement sur l'origine de la parole, fruit de sa collaboration avec Vincent Barras et Jacques Demierre. Puits est interprété par Perrine Valli.

Juin 2007: par les thèmes abordés et les partis pris de travail, Kernel marquera sans aucun doute un nouveau tournant dans le parcours de la chorégraphe: public et interprètes se partagent l'espace de repésentation, la musique est jouée live sur scène et la création lumière est en partie improvisée chaque soir grâce à un système de captation ses déplacements du public.

La pièce est aussi l'occasion d'une collaboration inédite et stimulante avec le célèbre finlandais Mika Vainio, du groupe Pan Sonic, qui créera la partition sonore de la pièce et qu'il interprètera lui-même sur scène.

Dans le cadre d'un projet initié par Claude Ratzé (ADC), Cindy Van Acker a également été choisie par la danseuse Tamara Bacci comme l'un des trois chorégraphes invités à lui écrire un solo sur mesure, pour des créations qui seront présentées à Genève dans le premier semestre 2008.

Mains d'Œuvres n'aurait pas pu accueillir Cindy Van Acker sans le précieux soutien de Pro Helvetia, fondation suisse pour la culture

988.jpg

et sans son ami complice depuis plusieurs années, le Festival Faits d'Hiver

faits-d-hiver.jpg
www.faitsdhiver.com

Corps 00:00 & obvie
ont été présentés à Mains d'Œuvres

les 16 et 17 janvier 2008
dans le cadre du Festival Faits d'Hiver, danses d'auteur


Cindy van Acker reviendra en mai avec

Balk 00:49
le 20 mai 2008
dans le cadre du Festival Mal au Pixel

&


Kernel
les 24 et 25 mai 2008
dans le cadre des
Rencontres chorégraphiques internationales de la Seine Saint Denis



le site de Cindy Van Acker • Compagnie Greffe

www.ciegreffe.org


et aussi...
lire la chronique de ce spectacle sur
www.imagesdedanse.over-blog.com

par Mains d'Oeuvres publié dans : Nous avons aimé...
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  • : Le blog de la danse à Mains d'Oeuvres
  • : 13/08/2007
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