C'est reparti ! • Les projets de la rentrée

Publié le par Mains d'Oeuvres

Cette année, Geisha Fontaine & Pierre Cottereau (Mille Plateaux Associés), Marie-Jo Faggianelli et Annabelle Bonnéry ont fini leur résidence, pour certains très longue (3 ans d'aventures partagées avec les Mille Plateaux et presque autant avec Marie-Jo).


D'autres artistes arrivent donc à partir du mois de septembre, et avant de les rencontrer, voici de quoi vous donner envie...

 


Maxence Rey

est en résidence de recherche cet été avec le projet

 

LES BOIS DE L'OMBRE


 


Pour ce tout premier solo, Maxence Rey cherche à être au plus près de l’humain dans sa fougue à être en vie, dans sa vulnérabilité et fragilité face à la mort, et à explorer le périssable qui nous constitue. Corps brisé, corps entravé, corps absurde, corps frénétique, corps fragile, corps végétal, corps vibratoire, corps aberrant, corps en perte, corps monstrueux, corps en tension … Explorer ces différents états de vie à travers mon corps de femme en perpétuelle mutation. En perpétuelle oscillation entre rêve et cauchemar, entre amusement et obscurité, entre terreur et étonnement, entre étincelle de vie et anéantissement, entre humour et oppression, une femme se débat et louvoie dans ce marasme qu’est la vie.


 

Exploratrice d’un corps sensible, Maxence Rey recherche particulièrement les zones frontières entre la danse et le théâtre et pratique de fait une physicalité de mouvement. Avant de se consacrer exclusivement à la danse, elle est coordinatrice et programmatrice de la danse dans le lieu artistique Mains d’Œuvres, et encore bien avant, chef de projet en informatique. Complice dans ses collaborations artistiques, elle travaille régulièrement avec Isabelle Esposito pour ses cinq dernières pièces, avec Les Souffleurs - commandos poétiques, avec Nicole Mossoux et Patrick Bonté / cie Mossoux-Bonté (Hélium, Noli me Tangere, Le corps et la Mélancolie, Nuit sur le Monde, Les corps magnétiques, C’était l’été), ou encore Christian Bourigault (Vis à Vis, Duelles, Qui danse). En parallèle, elle poursuit son exploration vocale avec le trio féminin de lectures polyphoniques à voix haute Vox Libris initié par Frédérique Bruyas, et approfondit son investigation corporelle en suivant une formation de Qi Gong, art interne énergétique chinois.

 

 

 

 

 

 

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Deux compagnies arrivent en résidence longue à partir de la rentrée :


François Laroche Valière

 

C’est par le geste pictural que François Laroche-Valière découvre le corps, le mouvement et l’espace ; de même, il aborde l’écriture et s’initie au jeu de l’acteur et à la mise en scène. Attiré par la chorégraphie, il se forme aux métiers de la danse et mène depuis lors une recherche chorégraphique où les éléments de sa relation au geste pictural et à la voix poétique sont liés, dans une tentative de retour à l’expression du corps. En 1980, il poursuit sa formation à Paris et rencontre le pédagogue et chorégraphe Eric Senen, dont il suivra l’enseignement et avec lequel il engagera une longue collaboration artistique et pédagogique. En 1984, il fonde sa propre compagnie le “Studio Laroche-Valière”. La Compagnie a depuis produit et présenté de nombreuses créations, expérimentant diverses approches stylistiques et dramaturgiques. Ces étapes de création ont progressivement permis d’identifier et de définir une aire de recherche chorégraphique située autour de la notion centrale “d’être-là-ducorps”. Corps, en tant que lieu-premier, générateur d’un espace de présence, où se pose la question du mouvement comme acte poétique.

 


La maturation du processus de création est tout aussi importante, voire plus importante que l’oeuvre finale, car il permet de rentrer dans une temporalité différente, car il provoque des fulgurances qui nous dépassent (sousjacentes à toute acte de quête). Il y a une différence entre l’objet chorégraphique fini et la démarche qui y mène – c’est cet interstice que François souhaite explorer lors de cette résidence. Une forme de travail en exposition permanente, une dynamique de fabrique constante. Mains d’Œuvres permet de tenter d’attraper ce temps de l’oeuvre, le surgissement d’un paysage poétique. Ce temps d’une résidence longue permettra de réfléchir aux priorités, mais aussi à ce qui se tient et se maintient là, avant même la notion de processus, et dans l’entre-deux, là où le regard s’aiguise. Il ne s’agit pas d’un laboratoire mais d’un non-lieu de l’essai, de l’essayage et du tropisme, un espace évanescent invoquant le sujet à l’encontre de l’objet. Le temps de travail sera un espace ouvert et mis en présence qui rejoindra l’intime, la matière brute et le surgissement du geste poétique.





et

 

Eric Senen

 

 


D'origine néerlandaise, Eric Senen vit et travaille depuis 1979 à Paris où il crée la majeure partie de ses chorégraphies. Formé en danse classique et moderne, lauréat du conservatoire de Rotterdam, Eric Senen est successivement au cours de sa carrière, danseur, maître de ballet et chorégraphe pour de nombreuses compagnies. Il créé également ses propres chorégraphies, dont certaines sont très connues. Il enseigne la danse contemporaine et la pédagogie à l’école de formation Studio Harmonic à Paris.

Mains d'Œuvres a déjà présenté Camera Lucida en septembre 2007 et The Stillest en octobre 2008.

 

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Sofia Fitas et Prue Lang seront accompagnées dans le cadre de la résidence accueil création.



Sofia Fitas • Experimento 2



 

 

En 2008, nous avons déjà accueilli Esperimento 1, recherche dans laquelle Sofia Fitas explorait le corps comme un système où circulent des énergies et des intensités, où s’établissent des influences réciproques, des tranférences de fonctions, des relations osmotiques entre ses éléments, et où se donnent des transductions d’énergie. Un corps qu’envisage la décentralisation de fonctions et non leur hiérarchisation. Un corps qui se révèle comme étonnement, émerveillement et questionnement devant le monde.

Pour faire suite à cette recherche, Experimento 2, partira du concept de Devenir de Deleuze. Il s’agira de chercher à trouver des points de croisement, des relations et des interactions, entre ce concept et le mouvement dansé. Le concept de devenir est caractérisé, selon Gilles Deleuze, comme un mouvement de modulation d’intensités, c’est entrer dans une zone d’indiscernibilité, dans un état fluctuant, variable, disponible á capturer un flux d’énergies ou d’intensités.

Devenir, ce n’est pas une correspondance d’information, de produits ou d’identifications, mais l’établissement d’un agencement, d’une circulation d’affectes impersonnelles, d’un flux alternatif, d’une déterritorialisation. Devenir, c’est aller vers le moins différencié, c’est se rendre imperceptible, inconnu pour ainsi potentialiser les possibilités d’être.

 

 

Prue Lang • A translucent network

 

Après avoir suivi un enseignement artistique pluridisciplinaire à Melbourne, Prue Lang participe, en 1993, à la création du Meryl Tankard Australian Dance Theater. En 1996, elle s’installe en France pour travailler au CNDC L’Esquisse Angers et rejoint ensuite la compagnie de Charles Cré-Ange. En 1999, elle débute une collaboration artistique auprès de William Forsythe et le ballet de Francfort pour lequelle elle crée plusieurs pièces. En 2003, elle intègre le groupe de recherche DAMPF (Dance and Media Performance Fusion) et fonde le collectif EPISODE en compagnie de Nicole Peisl et Richard Siegal avec lesquelles elle présentera plusieurs performances. Avec le plasticien Mathieu Briand elle crée La fleur de peau, à l’invitation de La Ferme du Buisson et Did you ever want to be someone else ? à l’invitation de la Tate Modern de Londres. En 2007, Prue Lang propose avec Infinite Temporal Series II un deuxième volet au travail inspiré des écrits de Borges. En 2008, elle commence son ‘sustainable dance performance’ qui lie les questions environnementales à la scène.


 



Mains d’Œuvres l’accueille en résidence pour le projet Un réseau translucide. Le premier de nos besoins est le fait de se nourrir ; alimenté, le corps est à même de transformer l’énergie absorbée, pour devenir lui-même une source d’énergie. Du fait de ce gain d’énergie, le corps, et ici celui du danseur, serait-il en mesure de produire une performance énergétiquement autonome ? Plus important, l’énergie physique du performeur pourrait-elle également servir à produire la lumière et le son ?

Ce projet se propose d’amener les questions et les défis d’aujourd’hui relatifs au climat, à la scène, tout en créant le premier spectacle de danse autonome qui fonctionne à 100% sur sa propre énergie. Une enquête sur l’activité humaine en tant qu’énergie renouvelable et source d’énergie, le projet vise à repenser les relations entre le corps et l’écologie.

 

 

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Les autres artistes déjà en résidence continuent leur travail de création...


Grazia Capri

arrivée en septembre 2009 avec le projet

ON BEING AN ANGEL




Projet de solo intime, On being an Angel est la rencontre entre l’imaginaire poétique de la photographe Francesca Woodman et la sensibilité de l'interprète..
Apparition, Fantôme, Ange!
Corps déformé, comprimé, disséminé dans l’espace et dans le temps d’une réalité fragmentaire.
« Vierge improbable* », elle est assise et nue, elle attend le rien!

Elle se réinvente en nouvelles formes, dans un espace complice, suspendue à la frontière entre la vie et la mort. Elle existe seulement dans l’impossibilité d’être un ange.
Elle se découvre dans l’image réflexe du soi, elle se voit comme personne ne peut la voir!
Partage sa  realité entre  le vol et la chute.
Elle vit dans le désir des deux.

Le choix d'un langage volontairement énigmatique résonne de l’univers onirique, surréel et sensible de la photographe américaine. Le corps avant tout. Un corps sincère et mysterieux, véhicule de sensations. Ce corps fait partie intégrante  de l’espace. Vacille entre un temps et un espace infini en restant inconnu et indéchifrable  aussi bien à nous qu'à lui-même...




Grazia se forme initialement en danse classique mais étudie également les techniques de Martha Graham et Merce Cunningham. Elle étudie et danse avec plusieurs chorégraphes un peu partout en Europe. En septembre 2005, elle commence ses études de notation du mouvement Benesh à Paris où elle s'installe. Ceci est son deuxième projet de création. Grazia enseigne également une approche contemporaine  de la danse classique aux studios micadanses.

*Fille d’un couple d’artistes, Francesca Woodman avait pris l’habitude de se photographier depuis l’âge de treize ans en se mettant en scène. Attirée très jeune par la photographie, elle va suivre des études d’art qu’elle finalisera au Rhode Island School of design. Au cours de sa brève existence elle a développé un univers personnel qui mélange fantastique, introspection et érotisme. En 1981, lors de son suicide à New York à l'âge de 22 ans, elle laisse derrière elle un peu plus de huit cents clichés.


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Olivier Renouf

en résidence longue avec la Cie l'Yeuse, présentera le troisème volet de sa trilogie, après L'Homme renversé et Champs

Terre suspendue




...terre suspendue ; terre suspendue, comme un pendule, comme on suspend son devenir, sa nourriture et un sol que l’on foule en commun, que l’on frappe, que l’on bat pour vibrer, pour sauter et se décoller, une scène entourée par un public actif dans le choix de son point de vue. Terre suspendue, comme celle que l’on jette sur le cercueil lors d’un enterrement et suspendre son vol. Cette terre sur laquelle nous sommes est projetée dans l’espace à des millions de kilomètres heures. Une tentative de remettre l’homme à l’endroit.

 

 

Olivier Renouf s’initie à la danse contemporaine parallèlement à ses études aux Beaux-Arts de Cherbourg. Sa formation en danse se poursuit au C.N.D.C. d’Angers et il danse ensuite pour les chorégraphes Mark Tompkins, Santiago Sempere, Damiano Foà et Laura Simi, Thierry Baë. Il s’oriente également vers l’écriture chorégraphique et réalise en 1992 le duo Terrain vague et les soli Baking puis Baking-Circus. En 2000, il fonde avec Erika Zueneli l’Association l’Yeuse. Ensemble ils créent en février 2002 Les cieux ne sont pas… Il est interprète pour plusieurs pièces d’Erika Zuenelli, High Noon, Partia-s etc. Il enseigne régulièrement la danse contemporaine.


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Perrine Valli,

 



en résidence longue, après sa dernière création Je pense comme une fille enlève sa robe, prépare en ce moment sa nouvelle création, en partie au Japon dans le cadre de sa bourse Culturefrance Hors les Murs.



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La jeune compagnie MHK continue sa résidence,

aiMe Human Körper / MHK
formé par Meryt Halda Khan, Clotilde Piguet et Eric Bocq
pour le projet

ça

L’axe de travail de MHK pose la question du lien, lien à l’autre que l’on retrouvera symbolisé par un travail sur les cheveux dans Labyrinthe, et par le désir et la tentation du deux illustré par l’image du point en expension dans Olos ; MHK travaille aussi la question du renversement de l’attendu par l’imprévisible tel qu’on pourra le voir dans Ça.




ça s'attaque aux images de la convenance : images de la danse, images de l’art, cartes postales de lieux-clichés, sorte de non-lieux. Reproductions, œuvres revisitées, clones, le geste créateur s’est perdu dans le monde des icônes. Ce « Non pas ça » scandé tout au long de la pièce interroge toute idéologie : forme de sclérose qui menace la scène publique comme l’intimité. Peu à peu, ce qui est désiré, ce n’est plus de vivre mais plutôt d’appartenir à une image soigneusement constituée. Sans pouvoir faire autrement, la société, tous et personne, balise, organise, indique, définit par ses outils, ce qu’il faut faire, dire, désirer ; ce qu’il faut être. Sous ses airs de "danse", « Ça » est ainsi tranquillement destructeur. Tout ce qui est "ça", n’est justement pas "ça" ! « Ça », en essayant de montrer ce qui ne peut pas être, entre ainsi dans le paradoxe.


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Eléonore Didier,

que vous avez pu découvrir avec
Solides, Lisboa, continue à travailler sur le projet

!Kung, solo




!Kung solo, le projet qu’Eléonore créé en résidence à Mains d’Œuvres, s’inscrit dans la continuité de cette matière. Le travail consiste dans l’action de désajointer cette matière de l’urgence et de l’intimité de son contexte d’émergence. Un endroit à l’envers de toute économie !  !Kung solo se déploie en une écriture en creux et en interstices, offre des espaces entre, calibre une distance. Il s’agit de faire de la place au spectateur. Par sa forme d’écriture, le solo accompagne chacun dans une histoire personnelle. Il prend en compte chaque spectateur depuis son endroit, lui ménage un espace confortable, mais exige de lui son regard. Ce solo célèbre la danseuse et le spectateur dans leur altérité radicale.

Ce projet sera présenté lors du Festival Faits d'Hiver, les 12 et 13 janvier 2009.

 

En savoir plus...


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Clara Cornil & Mylène Lauzon

Interprète notamment auprès d’Andy de Groat et Philippe Decouflé, Clara Cornil rejoint Régine Chopinot au Ballet Atlantique et prend part durant 5 ans aux créations et recherches de la compagnie. Elle danse ensuite pour Thierry Thieù Niang et Olivie Grandville avant de croiser d’autres champs artistiques sous la direction du metteur en scène Bruno Meyssat. Elle développe un travail personnel privilégiant la perception et la présence au mouvement à partir du yoga. En 2004, elle crée sa compagnie, Les Décisifs et se lance dans la chorégraphie de ses propres pièces : Bruisse, Pose #1, Portraits Intérieurs, Haikus.

L’écriture de Clara questionne les relations entre le corps, la pensée et le langage. Traverser la forme et ce qui fait signe pour creuser au-delà du sens, dans la matière et le temps.

 

Mylène Lauzon, poète québécoise, a co-fondé la revue de poésie C’est Selon et a dirigé plusieurs de ses numéros (2002-2005). Nombreux de ses textes ont été publiés en revue (Le Quartanier, Fusées, BoXoN, Sitaudis, Action Poétique, IF, Beaux Arts Magazine...) et son premier recueil de poésie, Holeulone, est paru en 2006 aux éditions Le Quartanier. Depuis 2006, elle présente ses lectures-performances dans divers lieux. Elle a longuement colaboré avec le BDiste belge Thierry Van Hasselt et avec plusieurs chorégraphes, Karine Pontiès, Karine Denaul et actuellement avec Clara Cornil.

 



Clara et Mylène sont accueillies en résidence pour le projet HOME. « La notion du chez moi se compose d’éléments complexes et ténus, dont notre façon d’habiter et celle de s’habiter. 
Comment j’habite ? Comment je m’habite ? Chez moi, le corps n’est pas dans une économie de mouvements, il n’y a pas de dépenses conscientes de signes, d’actions, de réactions. Dès lors, nous observerons comment le corps se place autrement dans le chez moi et quels mouvements apparaissent lorsqu’on s’habite ? Où se logent-ils ? Les pensées s’accrochent à la parole intérieure et viennent à nous par différentes vitesses. La vitesse de la parole dépend d’un état physique et mental, dépend aussi de l’importance de ce qu’il y a à exprimer. Or, sans même avoir à exprimer, en moi je parle, ça parle, il y a un flux de parole quasi constant, énergétique, physique. L’écriture poétique s’appuiera sur ces réalités de la parole. »

 






Mains d’Œuvres présentera également H(and)s, précédente création de Clara, où elle ouvre les multiples imbrications et résonances du toucher ; mettre la relation au centre des corps. Le toucher, geste vers le dehors qui fait tout le dedans.



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Nathalie Collantes


est en résidence longue à Mains d'Œuvres depuis 2007.

Nathalie Collantes a commencé à chorégraphier alors qu'elle était étudiante, au sein du Groupe chorégraphique de la Sorbonne et de l'Atelier de la Danse. Elle a été interprète pour Suzon Holzer, Jacqueline Robinson, Fabrice Dugied, Nadège MacLeay. Elle intègre ensuite la compagnie Christine Gérard et Daniel Dobbels, puis celle d'Odile Duboc.  Elle fonde sa propre compagnie en 1992 et signe depuis de nombreuses chorégraphies dans lesquelles l'image vidéo est souvent partie prenante de la scénographie. Cette saison elle travaillera sur le projet...



Mode d'emploi 

Mode d’emploi, dernier volet de sa trilogie, qui traite de la question de l’intelligibilité de "la" danse. La fonction du mode d’emploi ou de la notice d’utilisation est une forme de traduction. C’est dire dans un langage réputé accessible au plus grand nombre, la manière d’utiliser, de prendre possession d’un objet. La danse est souvent perçue comme une langue étrangère, et nous sommes sans cesse confrontés à l’incompréhension des publics quel que soit le pays. Mais peut-on traduire la danse ? Et qu’est-ce que traduire si ce n’est rendre intelligible quelque chose d’incompréhensible, d’inconnu ? Se liera ici la question du sens des actions à celui des mots, et du sens des langages au sens commun. Ce faisant, ce n’est pas tant la langue que nous traduirons que la danse elle-même. Car si nous sommes toujours « l’étranger » de quelqu’un, de quoi la danse peut-elle être l’étrangère, et paradoxalement d’où tient-elle sa réputation d’être universelle ? Enfin le mutisme de la danse n’est-il pas un leurre ? MODE D’EMPLOI est un projet chorégraphique qui interroge la fameuse inaccessibilité de l’art.



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Voici quelqu'uns des projets que nous accompagnerons cette saison. D'autres sont en train de germer doucement, nous vous ferons signe...

LIRE NOTRE HOMMAGE À PINA...


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guy 05/09/2009 18:24

Belle ouverture hier sur le travail de Maxence! A suivre...

dissertation 31/07/2009 15:05

Blogs are so informative where we get lots of information on any topic. Nice job keep it up!!

Jérôme Delatour 28/07/2009 09:24

Beau programme en effet, que j'espère pouvoir suivre en images... Qui est l'auteur de la première photo (Maxence Rey) ? L'effet "tableau" est très réussi.