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La danse du jour...

« Se souvenir, se mouvoir, se toucher. Adopter des attitudes. Se dévêtir, se faire face, déraper sur le corps de l’autre. Chercher ce qui est perdu, proximité. Ne savoir que faire pour se plaire. (…) Reproduire ce qu’on a vu. S’en tenir à des modèles. Vouloir devenir un. Etre dépris. S'enlacer. Aller vers l’autre. Se sentir. Danser. Protéger. Mettre de côté les obstacles. Donner aux gens de l’espace. Aimer.»

extrait de "Pina Bausch, une histoire du théâtre dansé" de Raimund Hoghe.




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Vous avez raté

Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /Jan /2010 10:49

Clara Cornil, chorégraphe,et Mylène Lauzon, poète, nous proposent ici quelques interrogations sensibles pour deux voix et deux corps autour de la notion de "chez soi"


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« Il n'est pas nécessaire que tu sortes de chez toi. Reste à ta table et écoute. N'écoute même pas, attends, simplement. N'attends même pas, sois pleinement calme et seul. Le monde va s'offrir à toi pour que tu le démasques (…) »
Kafka

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© Les Décisifs

Qu'est-ce que cela veut dire, être à la maison?

Qu’est-ce qui définit le sentiment d’être chez moi ?

Dans quelle situation, contexte, endroit je ne me sens plus ou pas chez moi ?

Qu’est-ce qu’être chez moi quand je suis avec quelqu’un ?

Mon lieu d’habitation reflète-t-il un point de vue politique ? Lequel ? De quelle façon?



Cette notion du chez moi se compose également d’éléments complexes et ténus, dont notre façon d’habiter et celle de
s’habiter..

Quel habitant sommes-nous ?

Comment sommes-nous en relation avec ce qui nous entoure, ce qui nous habite ?

En faisant place à quoi ?

En étant attentif à quoi ?

Quel est notre posture et engagement?

Comment j’habite ?

Comment je m’habite ?



"Chez moi, le corps n'est pas dans une économie de mouvements, il n'y a pas de dépenses conscientes de signes, d'actions, de réactions. Dès lors nous observerons comment le corps se place autrement chez moi. Que seraient les mouvements que l'on fait quand on s'habite? Où se logent-ils? Cela pourrait être de l'ordre du soin, des gestes pour se sentir bien, pour se sentir complètement là avec l'ensemble de ses sensations, ses émotions, ses pensées, ses sens actifs et perceptifs. Ce pourrait être des gestes sans utilité, qui ne construisent pas. Nous chercherons des situations où nous nous habitons pleinement, ne serait ce que fugitivement. Est-ce d'ailleurs un état instantané? Qui ne peut être capturé, mais sans cesse en changement et renouvelé?


Dès lors que nous reconnaissons la nécessité de s'habiter, quelle importance, quelle valeur redonne t-on à ces moments où le corps est dans une activité du rien? Nous est-il possible de conserver cet espace de l'étant, hors intention de productivité, dans notre vie d'aujourd'hui?


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© Les Décisifs

...Les pensées s’accrochent à la parole intérieure et viennent à nous par différentes vitesses. La vitesse de la parole dépend d’un état physique et mental, dépend aussi de l’importance de ce qu’il y a à exprimer. Or, sans même avoir à exprimer, en moi je parle, ça parle, il y a un flux de parole quasi constant, énergétique, physique. Il y a des couches et sous couches de langage qui m’habitent. En moi il y a du devenir parole, une activité sans répit. Le silence se fait rare en moi ; en moi je peux seulement que rechercher et créer le silence et le faire entrer dans la parole.

La pensée peut s’acharner dans une phrase, un mot, un son énoncé en moi et que pour moi. Parfois ce qui est entendu n’est pas entièrement formulé. Les pensées peuvent être amorcées et s’évanouir avant que la phrase soit entièrement entendue, car quelle serait la nécessité d’une forme parfaite de l’expression quand je m’adresse à moi-même ? Il reste que je m’adresse à moi-même, qu’il y a parole et voix chez moi, en moi. La parole peut faire son chemin seule et me surprendre, or souvent je sais que je me parle, que je m’adresse à moi.


L’écriture poétique s’appuiera sur ces réalités de la parole. C’est à partir de l’observation ces états et des questionnements sur la parole dans son rapport à habiter, s’habiter que la poésie sera écrite.


Clara Cornil...

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Interprète auprès de Bruno Meyssat, Régine Chopinot, Olivia Grandville, Thierry Thieu Niang, Phillip Gehmacher, Clara Cornil traverse ses expériences avec une curiosité aiguisée pour le corps (corps-matière,corps-passage, corps-présence) objet de transformation, médiateur d’écriture, figure, sujet, événement. Elle développe cet intérêt autour et à partir du corps, " traverser la forme et ce qui fait signe pour creuser au-delà du sens, dans la matière et le temps, se décoller du visible ", au sein de la compagnie Les Décisifs qu'elle fonde en 2004 en Champagne Ardenne. Clara Cornil construit une écriture en dialogue avec d'autres disciplines artistiques en invitant des collaborateurs au sein de ses créations. Elle a créé plusieurs pièces chorégraphiques: Là ( 2004), Bruisse (2005) Concert chorégraphique, Haïkus (2006), Portraits Intérieurs, Pose #1 (2007), (H)AND(S) (2009).


Mylène Lauzon...


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Mylène Lauzon, poète québécoise, a co-fondé la revue de poésie C'est Selon et a dirigé plusieurs de ses numéros (2002-2005). Nombre de ses textes ont été publiés en revue (Le Quartanier, Fusées, BoXoN, Sitaudis, Action Poétique,IF, Beaux Arts Magazine...) et son premier recueil de poésie, Holeulone, est paru en 2006 aux éditions Le Quartanier. En 2008 sont parus Chorégraphies, six espaces de danse-écriture aux éditions Le Quartanier ainsi que Heureux, Alright? et Les images volées aux éditions Frémok, deux livres coréalisés avec le bédéiste belge Thierry Van Hasselt. Depuis 2006, ses lectures-performances ont été présentées dans divers lieux, notamment aux Halles de Shaerbeeck à Bruxelles, au Festival Poésie/Nuit de Lyon,  au Théâtre de la Colline (Paris) etc.

Lire Mylène Lauzon...

HOME (1ère partie) a été présenté

les 7 et 8 avril à 20 heures

dans le cadre de

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Tout le programme du festival...


En savoir plus sur Clara Cornil...


Une autre pièce de Clara Cornil à Mains d'Œuvres


Par Mains d'Oeuvres - Publié dans : Vous avez raté
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Samedi 27 septembre 2008 6 27 /09 /Sep /2008 10:48

...laissez vous guider par

Olivier Renouf

et lancez vous avec ses danseurs dans une exploration des matières qui nous constituent : animale, végétale, minérale à travers

CHAMPS


Giuseppe Penone •Alpi Marittime

Inspiré par Giuseppe Penone*, grand artiste de l’arte povera, ce trio est une plongée dans les diverses matières qui nous composent.

Avec ce travail, il s'agit de plonger dans la mémoire de trois corps pour en faire émerger des matières, des énergies, des rythmes qui font écho à ses œuvres. Des gestes premiers, comme le toucher et le voir ; des gestes qui, tout comme les sculptures de Penone,  éveillent en chacun de nous ce qui est prêt à éclore ; ils sont olfactifs, ils sont visions, ils sont invocations.

Se donner le temps pour laisser surgir la matière: Corps et graphie sculpturale ? Au départ, poser les corps dans le paysage lointain et se rapprocher de plus en plus arriver au point de contact avec la matière. Être les troncs déracinés qui dévalent les ravins emmêlant leurs branchages, puis  se détacher.

Trouver certains états de corps proches de la nature du bétail, leur poids, leur inertie, leur stupéfaction et leur entêtement, les élans qui s’arrêtent pour des raisons absurdes, des corps qui font appel à leurs instincts plus qu’à leur intellect. Des corps qui cherchent leur place comme un animal surpris dans la nuit  s’affole et retrouve le même endroit pour son repos.

Rendre sensible ces empreintes que nous ne cessons de déposer autour de nous. Par moments, laisser surgir l'idée de ces énergies impalpables. Essayer de donner à voir l'invisible.




Olivier Renouf s’initie à la danse contemporaine parallèlement à ses études aux Beaux-Arts de Cherbourg. Sa formation en danse se poursuit au C.N.D.C. d’Angers et il danse ensuite pour les chorégraphes Mark Tompkins, Santiago Sempere, Damiano Foà et Laura Simi, Thierry Baë. Il s’oriente également vers l’écriture chorégraphique et réalise en 1992 le duo Terrain vague et les soli Baking puis Baking-Circus. En 2000, il fonde avec Erika Zueneli l’Association l'Yeuse. Ensemble ils créent en février 2002 Les cieux ne sont pas… Il est interprète pour plusieurs pièces d'Erika Zuenelli, High Noon, Partia-s etc.  Il enseigne par ailleurs la danse auprès des enfants, des professionnels et des amateurs dans le cadre des résidences de compagnies.



Procedere in verticale I, 1985

**Giuseppe Penone est le dernier arrivé au sein de l’Arte Povera où il mène une trajectoire singulière. Fils d’agriculteurs, le rythme des saisons et les travaux des champs, les odeurs, les formes et les couleurs des récoltes entassées dans les granges familiales ont fortement marqué sa sensibilité. L’œuvre de Penone se caractérise par son interrogation sur l’homme et la nature, et par la beauté, de plus en plus affirmée, de ses formes et de ses matériaux. Sa sculpture, en prise avec des questions qui la débordent, comme celles du temps, de l’être, du devenir, évoque la dimension kantienne de l’infini et du sublime comme beauté en mouvement et tentative de cerner l’incernable. Mettant l’accent autant sur le processus créateur que sur l’œuvre, le sculpteur s’identifie au fleuve, au souffle, à ce qui est par essence mouvement et vie. Révélant le mouvement incessant au cœur du cycle naturel qui, avec le temps, altère les êtres et les choses, Penone semble faire sien le célèbre adage héraclitien*: panta rei, tout s’écoule, rien ne reste tel.


CHAMPS

a été présenté le jeudi 16 et le samedi 18 octobre 2008




En suivant le fil et en traversant les champs, ils mènent à l'aube du jour !

au Théâtre de l'Etoile du Nord, avec le solo

DAYBREAK

d'Erika Zueneli

qui co-dirige la Compagnie L'Yeuse avec Olivier.





Né du désir d'un travail sur son propre language, ce solo est un cheminement solitaire, propice à créer le trouble dans la présentation du corps, pour faire apparaître de nouvelles identités fragmentées dans une théâtralité abstraite.

Entre statuaires attentes et ironiques impatiences, un corps contradictoire, atemporel, qui devient autres, mêlant réel et fantastique, dans un constant changement d'état, où l'espace comme le temps s'y déforment.

Là où l'un et le multiple alternent, se croisent et se mêlent, ce solo pose la question du devenir et celle du temps qui passe inexorablement.



De formation classique, Erika Zueneli rencontre la danse contemporaine lors d’une tournée à New York où elle découvre l’école de Alwin Nikolais et de Merce Cunningham. Entre Bruxelles et Paris depuis 1992, elle danse pour Philippe Découflé, Santiago Sempere, Joseph Nadj et surtout la Cie Moussoux-Bonté, dont elle est interprète jusqu'en 2007. Le travail chorégraphique d’Erika est axé principalement sur le mouvement en lui-même et non pas pour lui-même ; des corps au service d’actions et de situations concrètes dans lesquelles la seule action physique provoque mouvement et théâtralité ; une « abstraction concrète » où l’intime se confronte avec le « donner à voir ».

*Catherine Dreyfus clôt la soirée à l'Etoile du Nord avec la piècce H2O.

L'Etoile du Nord
16, rue Georgette Agutte, 18ème
renseignements : 01 42 26 47 47)
(un plan entre les 2 lieux vous sera fourni lors de votre arrivée à Mains d'Œuvres si vous avez choisi d'assister à l'intégralité de la soirée).

En savoir plus sur les autres projets que nous accueillons cette saison !
Par Mains d'Oeuvres - Publié dans : Vous avez raté
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Danse à l'oeuvres

 
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